Le retour du Rockabilly

Depuis que Quentin Tarantino a parié « rockabilly is the next big thing », les creepers chatouillent les placards, la banane du King pousse sur les crânes et les rockeurs gominés éclaboussent la scène underground. Attention, les blousons noirs reviennent !

On avait presque oublié Johnny Depp dans Cry-Baby. On avait brûlé nos posters de Danny Zuko sur l’autel de la honte et on ne songeait même pas à passer les Stray Cats dans nos surprises-parties. Eh bien, on avait tort. Car si les derniers greasers rasaient les murs depuis vingt ans, en 2011, ils roulent des mécaniques sur le boulevard de la Hype. Un retour en force du rockabilly (contraction de rock et de hillbilly – « péquenaud », en français) qui va de pair avec les prescriptions fashion de l’été et la nouvelle scène musicale autoproclamée « yé-yé undergound ».

Même si c’est sous une forme influencée par la surf music et le rock garage, le style rockabilly revient au point que le look d’Elvis enchanterait presque Anna Wintour. Janelle Monae et Rihanna ne quittent plus leur coupe « tremplin », mi-crête mi-banane. Isabel Marant a ressorti le blouson teddy, Mellow Yellow les creepers (ces derbys compensés chéris des fans de Gene Vincent). Dernière preuve que l’on pointe le doigt sur une bombe à retardement : Amy Winehouse a lancé sa ligne 100 % rockab chez Fred Perry. Au catalogue de la reine du néo-50s, des chemises à carreaux, des shorts taille haute et des imprimés hawaïens rose et noir… (lire la suite)